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TESTIMONIALS
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«Je ne pardonnerai jamais au gouvernement»

Hilda Zlataroff, en décembre 2019

PHOTO FOURNIE PAR NICOLE JAOUICH

Hilda Zlataroff, en décembre 2019

Hilda Zlataroff habite au CHSLD Saint-Joseph-de-la-Providence à Montréal depuis neuf ans. Souffrant de démence et ne voyant plus très bien, la dame de 102 ans recevait chaque jour la visite de sa fille, qui l’aidait à boire et à manger. Mais le 14 mars, les visites ont été interdites en CHSLD à cause de la COVID-19. Depuis, l’état de Mme Zlataroff ne fait que se dégrader. Elle a souffert d’une grave déshydratation. Elle est aujourd’hui à l’article de la mort.

 

Ariane Lacoursière
ARIANE LACOURSIÈRE
LA PRESSE

« Je vous garantis que si j’avais pu être auprès de ma mère, elle ne serait pas morte de déshydratation », affirme la fille de Mme Zlataroff, Nicole Jaouich.

Mme Zlataroff a fêté ses 102 ans le 20 février. Même si elle souffre de démence, qu’elle n’entend pas et qu’elle ne voit plus très bien, la dame était dans un état plutôt stable, dit sa fille. « Comme toute personne de cet âge, elle avait de bonnes et de moins bonnes journées », dit-elle.

Mme Jaouich se rendait chaque jour depuis six ans au CHSLD pour aider sa mère à s’alimenter. « Ma mère, il faut toujours l’encourager à manger. Il ne faut pas la brusquer. On peut lui dire des choses comme : “Ça ne te tenterait pas de boire un bon petit jus ?” Ça lui prend de la chaleur humaine », raconte Mme Jaouich. Puisque Mme Zlataroff ne voit plus très bien, il faut souvent lui tendre son verre pour qu’elle puisse le boire.

 

Parfois, une dame de compagnie prenait la relève pour permettre à Mme Jaouich de souffler. 

Ma mère avait quelqu’un avec elle environ huit heures par jour en moyenne. En étant présente, j’étais vigilante. Je remarquais les changements. J’observais ma mère et je le signalais quand ça n’allait pas.

Nicole Jaouich, fille de Hilda Zlataroff

La fin des visites, le début de la dégradation

Mais la COVID-19 a frappé. Pour limiter la propagation de la maladie, les visites ont été interdites en CHSLD le 14 mars. Du jour au lendemain, Mme Jaouich n’a plus été en mesure de jouer son rôle de proche aidante.

Sans l’aide de sa fille, manger et boire est devenu plus difficile pour Mme Zlataroff. Grâce à une caméra placée dans la chambre de sa mère, Mme Jaouich a été témoin de la lente dégradation de son état.

Elle a pu voir que certaines journées, un plateau-repas était déposé devant sa mère, qui n’y touchait pas. Le préposé revenait le chercher sans qu’on y ait touché. « Ma mère, on peut mettre des verres devant elle. Mais elle ne voit pas ! Si on ne l’aide pas, elle ne les prend pas parce qu’elle ne voit pas », soutient Mme Jaouich.

À distance, cette dernière a tenté d’intervenir. Elle appelait beaucoup pour prendre des nouvelles, poser des questions et proposer des solutions. 

Le personnel était complètement débordé. Plus que d’habitude. Quand on appelait, on voyait qu’on dérangeait parce qu’il avait à faire.

Nicole Jaouich, fille de Hilda Zlataroff

Dimanche dernier, Mme Jaouich constate que l’état de sa mère, qui se dégrade sans cesse, est grave. Elle prend une capture d’écran de sa caméra et l’envoie au coordonnateur du CHSLD. Ce dernier réagit promptement. « Il a été très efficace et à l’écoute », relate Mme Jaouich, qui a été invitée à visiter sa mère. Mais règles de la pandémie obligent, la visite a duré 10 minutes : « En la voyant, j’ai eu le cœur broyé de la voir si amaigrie. Affaiblie. Elle avait la respiration rapide. Je lui ai parlé. Je lui ai dit que je ne l’abandonnerais pas. Je lui ai dit de se reposer. Qu’elle avait été très courageuse. Qu’elle pouvait aller rejoindre mon père et ses proches. Je lui ai fait mes adieux. »

Déshydratation sévère

Lundi, Mme Zlataroff a reçu la visite d’un médecin. « On m’a dit que ma mère était complètement déshydratée et que son taux de sodium était très élevé. Que ses reins ne fonctionnaient presque plus », indique Mme Jaouich. Un soluté a été installé à la patiente. On lui a prescrit de la morphine.

Hilda Zlataroff, le 21 avril

PHOTO FOURNIE PAR NICOLE JAOUICH

Hilda Zlataroff, le 21 avril

Depuis, Mme Jaouich assiste à distance à l’agonie de sa mère. Mercredi, Mme Jaouich a pu visiter sa mère encore pour 10 minutes. Elle sait que ce n’est maintenant qu’une question d’heures avant que son décès ne survienne. « Ma mère souffre. Elle ne termine pas sa vie sereinement. Les gens ont le temps de lui humecter les lèvres juste une fois par jour… »

Mme Jaouich est en colère : « Je ne pardonnerai jamais au gouvernement d’avoir interdit la visite des proches aidants. Il savait que le réseau n’avait pas les bras dont il avait besoin. On a laissé entrer n’importe quel employé. Une journée, ils allaient dans un site infecté. Le lendemain, ils venaient ici. Pourquoi n’a-t-on pas plus intégré les proches aidants ? »

Une problématique universelle

Avocat spécialisé dans la défense des droits des patients, MPatrick Martin-Ménard estime que la situation vécue par Mme Jaouich est « universelle ». « Dès le départ, les aidants naturels étaient l’un des piliers qui permettaient au réseau dysfonctionnel des CHSLD de ne pas s’effondrer. Je ne peux pas comprendre que les gestionnaires n’en aient pas tenu compte », dit-il. MMénard déplore que l’on traite actuellement les proches aidants comme du « matériel radioactif ».

Pour Me Ménard, il est « clair que dans la situation actuelle, il y a à travers le Québec des gens qui meurent de soif et de faim » parce que leurs proches aidants ne sont plus à leur chevet. 

« C’est inacceptable qu’on tolère ça », dit-il.

Depuis le 16 avril, certains proches aidants peuvent aller visiter leurs proches hébergés à certaines conditions précises.

Consultez les différentes conditions

Mais pour MMénard, cette ouverture est encore bien trop timide. « On leur a entrouvert la porte [aux proches aidants]. Mais c’est encore bien trop difficile d’y avoir accès », dit-il.

Le CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal, dont relève le CHSLD Saint-Joseph-de-la-Providence, assure être « en mesure d’offrir tous les soins requis pour les résidants qui n’ont pas la COVID ». La porte-parole Marie-Hélène Giguère affirme que les patients en fin de vie ont droit à « un suivi très serré de médecin » et que « plusieurs visites peuvent être autorisées » pour la famille. « On reconnaît la contribution des proches aidants », affirme Mme Giguère, qui dit que le CIUSSS travaille sur des directives pour prévoir le retour de ceux-ci dans les établissements. Les nouvelles directives sont attendues pour la semaine prochaine.

Jeudi, Mme Jaouich a fait une demande pour pouvoir être au chevet de sa mère plus de 10 minutes. Elle était en attente d’une réponse au moment où nous écrivions ces lignes.

« Ce que je vis, beaucoup de gens le vivent. Ça démontre la désorganisation totale du système. On avait parlé de maltraitance organisationnelle. C’est à ça qu’on assiste. »

Consultez la liste détaillant la situation dans les CHSLD

Plainte à la Commission des droits de la personne

Le Conseil pour la protection des malades a déposé jeudi une plainte auprès de la Commission des droits de la personne pour « discrimination et exploitation des personnes âgées, vivant ou ayant vécu dans un CHSLD ou dans une résidence pour personnes âgées, depuis le début de la crise du COVID-19 ». Dans sa plainte, le Conseil écrit que le gouvernement « aurait dû savoir que la majorité des décès COVID frappait les CHSLD et les résidences pour personnes âgées ». Le Conseil estime que des « milliers de personnes hébergées […] ont ainsi été maltraitées, négligées » et que « plusieurs sont décédées alors que le gouvernement, les autorités sanitaires, les CHSLD et des résidences pour personnes âgées les ont exploitées et violées dans leurs droits fondamentaux ».

Source : https://www.lapresse.ca/covid-19/202004/23/01-5270684-je-ne-pardonnerai-jamais-au-gouvernement.php

Montréal, le 17 mars 2020

 

Madame Marguerite Blais 

Ministre responsable des Aînés et des Proches aidants
 

Objet: Visite et assistance alimentaire à ma mère, Anita Djenandji Festekdjian, fragile pesant environ 80 livres défendues au CHSLD Les Cèdres (privé conventionné), 1275 Côte-Vertu Ouest, St-Laurent depuis l’annonce du premier ministre du Québec, François Legault 

 

Madame la Ministre,

 

J’aimerais d’abord vous remercier chaleureusement pour votre passion pour la défense des personnes âgées et des aidants naturels.

 

Je suis la curatrice à la personne, représentante légale et aidante naturelle de ma mère, Anita Djenandji Festekdjian, depuis 10 ans, soit au début de ma carrière professionnelle,  ce qui a bousculé ma vie, affecté ma carrière professionnelle, ma santé, ma vie personnelle et m’a empêché de fonder ma propre famille vu l’importance primordiale de ma mère dans ma vie qui était une mère au foyer arménienne traditionnelle et très près de ses enfants, ayant perdu son mari et mon père très tôt dans sa vie et qui s’est occupée de sa propre mère chez nous jusqu’à son décès.

 

Depuis l’annonce du premier ministre du Québec, François Legault, interdisant les visites dans les CHSLD, la directrice du CHSLD Les Cèdres, Madame Fadia Khoury a interdit à ma soeur, mon frère et moi-même de visiter ma mère pour lui prodiguer les soins journaliers et l’assistance à l’alimentation que nous lui donnons depuis 10 ans et l’alimenter 3 fois par jour comme nous le faisons depuis 2 ans suite à sa dysphagie et sa démence sévères où ma mère ne communique plus verbalement et ne mange plus sans assistance depuis plusieurs années et a besoin de la stimulation et patience de ses enfants pour l’alimenter, en l’hydratant au début du repas pour faciliter la déglutition, ce qui peut prendre plus d’une heure vu la lenteur et arrêts soudains de sa déglutition qu’on doit patiemment observer et encourager.  Au début, on a essayer de bannir mon frère en disant qu’il prenait le métro alors que le employés prennent le métro et travaillent sans vêtements protecteurs présentement malgré la présence du virus dans le métro.  Nous ne croyons pas que ma mère est présentement adéquatement alimentée sans notre assistance et ceci menace sa santé et sa sécurité. De plus, si l’intention réelle était de la protéger du virus, comment est-ce possible que les travailleurs de la santé prennent le métro et ne portent pas de vêtements protecteurs durant une pandémie alors que mon frère est banni pour cette raison spécifique?

 

Ma mère est presque décédée il y a un an d’un choc septique à cause d’une fièvre et des convulsions qui perduraient, une situation qui m’a pas été communiquée, résultant en un transfert tardif CHSLD à l’hôpital.  Sans notre présence au CHSLD pour détecter son état qui ne m’était sinon pas communiqué au téléphone et mon insistance pour un transfert à l’hôpital rapide, ma mère n’aurait peut-être pas survécu.  Ma mère était considérée déshydratée et souffrant de malnutrition par l’Hôpital Général Juif, qui a survécu par miracle et où, en voyant son état précaire, je suis intervenue pour suggérer des injections de vitamine C et thiamine qui sont utilisées dans des cas de chocs septiques aux Etats-Unis. Ma mère ne pèse présentement qu’environ 80 livres et ne pourra pas survivre et s’hydrater sans notre présence pendant plusieurs jours et semaines.  Le personnel insuffisant admet même ne pas pouvoir l’hydrater tel que nous l’hydratons, en lui donnons q’un demi-verre de jus d’orange et un peu d’eau à chaque repas.

 

Ma mère est très fragile et s’est fait enlevée les droits que lui confère la Charte canadienne des droits et libertés et l’accès à sa curatrice.  En l’isolant, le CHSLD utilise les paroles du premier ministre du Québec, François Legault, à la lettre, sans aucune exception et la fait souffrir mentalement et physiquement par l’absence de ses enfants qui sont sa raison de vivre et prodiguent de l’assistance  à l’alimentation journalière ce que le personnel n’a jamais pu offrir durant les 10 ans en CHSLD  ce qui a nécessité notre assistance journalière qu’on refuse soudainement..

 

Ceci traumatise non pas seulement ma mère qui est consciente de notre absence mais aussi ses enfants, qui souffrent physiquement et mentalement, qui ne peuvent la voir ou l’entendre car ma mère ne peut parler et ce ne sont qu’en nous voyant, qu’elle réalise notre présence et peut apprécier un peu de joie dans sa situation difficile souffrant de scoliose et cyphose et posture non adéquate que nous ajustons à chaque visite (posture à 30 degrés dans le lit et chaise basculée selon les directives de l’hôpital vu la dysphagie qui ne sont pas respectées, son hygiène dont nous nous occupons (sécrétions matinales à son réveil et durant la journée dont le personnel n’effectue pas à temps, hygiène dentaire etc)  comme en témoigne les photos ci-jointes.  Le CHSLD refuse même de nous permettre de la voir être nourrie par vidéo.

 

Nous prions pour de la compassion et un respect des droits fondamentaux de la Charte canadienne des droits et libertés par le CHSLD Les Cèdres envers ma mère fragile, incapable de s’exprimer et isolée complètement de sa curatrice, sa représentante légale, ses aidants naturels, qui est constamment en danger vu son poids et sa démence sévère et le fait qu’elle a déjà survécu in extremis à un choc septique horrible il y a un an où tous les antibiotiques possibles lui ont été administrées, ce dont elle ne pourra peut-être pas survivre une deuxième fois vu sa fragilité accrue et d’ainsi permettre à un de ses enfants de la nourrir et l’hydrater de façon journalière tel qu’auparavant quitte à porter des vêtements de protection etc ou accepter de vérifier leur température.  

 

Je comprends que d’autres personnes vulnérables en CHSLD ne peuvent pas communiquer ces mêmes inquiétudes que je vous communique présentement. J’ai été informée qu’une dame arménienne ne peut plus fournir de l’assistance alimentaire à son époux résidant au 1er étage du CHSLD Saint-Laurent dans ce même édifice et je ne crois pas qu’elle sache à qui s’adresser.  Aussi, l’hôpital général Juif ne permet pas à Mme Antoniadou, qui a été transférée du CHSLD Maimonides récemment dû à son état précaire, de recevoir la visite de sa fille et aidante naturelle.

 

Malgré les éclaircissements apportés dans les médias, certains hôpitaux et CHSLD , tel que le CHSLD Les Cèdres, interprètent les directives du premier ministre du Québec, François Legault, strictement et refusent toute exception.  Certains ont récemment assoupli leurs directives relativement aux visites et ce, selon leurs propres critères. Le CHSLD refuse même de suivre les directives révisées d’hier du premier ministre du Québec où les aidants naturels seraient acceptés.

 

Veuillez noter que le commissaire aux plaintes, Monsieur Michel Coutu, est nommé par le conseil d’administration du CHSLD Les Cèdres et nous espérons que le projet de loi 52 empêchera ce conflit d’intérêt.

 

En vous remerciant pour votre lecture de ma lettre et espérant pouvoir donner des soins essentiels à ma mère fragile et ainsi protéger sa santé et sécurité et espérer l’application de la Charte canadienne des droits et libertés à ces gens vulnérables affectés, veuillez recevoir, madame la Ministre, mes salutations distinguées.

 

Tania Festekdjian

 

 

De : Tania Festekdjian
Date: mar. 17 mars 2020, à 17 h 36
Subject: Re: Visite bannie depuis l’annonce du premier ministre - CHSLD Les Cedres alors que ma mère est très fragile

 

Madame la Ministre, je vous renvoie ma lettre originale ci-bas à votre adress ministérielle.

 

Entretemps, je continuerais à insister pour voir ma mère par vidéo et je verserai des sommes additionnelles pour engager une infirmière ou médecin privé qui aura le droit de vérifier l'assistance à l'alimentation et l'installation d'une caméra. 

Nous resterons malheureusement toujours traumatisés par ce manque d'humanisme et le tort que ces mesures excessives sans exception auront causé es à ma mère fragile de 76 ans pesant environ 80 livres et presque décédée il y a un an. Je suis convaincue que les mesures ne respectent pas les droits de la personne car des mesures auraient pu être prises pour des visites brèves et sécuritaires pour alimenter ma mère adéquatement.  Ce n'est pas en temps de crise que nous devons éliminer les droits de la personne selon la Charte canadienne ou québecoise.

 

Compte tenu les procédures judiciaires en cours pour la négligence généralisée dans les CHSLD, je trouve qu'on vient rajouter à la souffrance des gens en CHSLD dont les familles et amis(es) comblaient les manquements dans ces soins.

En vous remerçiant encore, veuillez recevoir, Madame la Ministre et Daniel, mes salutations distinguées.

 

Tania Festekdjian

Envoyé : 29 mars 2020
À : Faucher, Esther
Objet : Santé et services sociaux

Date du courriel : 2020-03-29 Heure : 13:54:15

Questions au sujet de : Santé et services sociaux

Message :

Hi, I understand the state of urgency, but the complete lockdown of CHSLD concerns me. I was by my mothers side for 500 days straight (8hrs per day) I was her custom PAB, but since the lockdown I haven't been allowed to enter and help her.

Please take the time to revisit your decision regarding CHSLD lockdown, I'm very concerned my mother will become collateral damage due to the extremely restrictive access to CHSLD.

Again sorry for the noise, but I'm very concerned for my mother and all quebecer's going through this critical period.
Thank you;

«On les a oubliés totalement»

 

Elle a pris une échelle. Elle est montée jusqu’à la fenêtre de la chambre. Elle a vu sa mère une dernière fois. Elle gisait dans son lit.

 

YVES BOISVERT
YVES BOISVERT
LA PRESSE

La Dre Isabelle Julien l’a vue.

Des fois, elle fait un FaceTime avec la famille. Les gens se disent adieu. Je t’aime. Ils ne se reverront plus.

Des fois, il est trop tard. Il est souvent trop tard. Les gens sont morts. Mais la famille veut les voir quand même. Alors la Dre Julien fait une photo de son patient mort. Un FaceTime funéraire.

Et ça continue.

Jour.

Après jour.

Huit sont morts mercredi au Centre Yvon-Brunet.

PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE

Des employés d’un salon funéraire transportent la dépouille d’un résidant du CHSLD Yvon-Brunet, à Ville-Émard. 

Est-ce huit ? Elle ne sait pas. Après 15 jours de travail de suite, la patronne a dit : « Va te faire tester, tu as mal à la gorge, reviens quand ton test sera négatif. »

L’autre médecin l’a attrapée ça fait tellement longtemps, elle est déjà guérie.

La voix est douce au bout du fil.

« Vous savez, les CHSLD, c’est bien mieux que ce que les médias disent d’habitude, mais c’est bien pire que ce qu’ils disent en ce moment… »

PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE

Des fois, Isabelle Julien n’est plus docteure. Elle prend une débarbouillette d’eau froide. Elle la passe sur le visage d’un patient. « On dirait qu’on leur donne le monde… »

Yvon-Brunet : un centre de six étages, 180 patients à Ville-Émard. Un endroit bien tenu. Les gens sont fiers d’y travailler. Mais un endroit qui manque de personnel depuis des mois et des années.

Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire une infirmière pour 90 patients sur plein d’étages la nuit.

Fait que là…

« On se sent impuissants. On est une équipe tissée serré, je travaille avec des gens formidables… Mais aujourd’hui, ce qui domine ? C’est le chagrin. »

Ils se regardent par-dessus leur masque, yeux dans l’eau, gorge nouée. Pas trop longtemps. C’est pas le temps de brailler. Il y a tant à faire…

Mercredi, d’après les données officielles, 61 % des patients étaient atteints.

« Il y en a qui guérissent, docteure ? »

Je posais la question pour trouver un semblant de bonne nouvelle.

Elle réfléchit.

« L’autre jour, après 10 jours, un patient s’est remis à manger, il allait vraiment mieux. »

Il est mort 12 heures plus tard.

***

Il y a tant à faire…

La journée commence par les constats de décès de la nuit.

Les gens qui viennent « transporter les corps » ne fournissent pas. Ce qui prenait trois heures en prend 24. Ou 48. Une fois, il a fallu trois jours.

Un CHSLD, c’est un endroit où des gens vont finir leur vie.

« Mais d’habitude, ils partent en paix, on est satisfaits des soins qu’on leur donne. »

Là, c’est des soins de fin de vie. Toute la journée. Partout.

Des prescriptions. Prescrire. Il faut prescrire. Pour pas que l’infirmière appelle à 3 heures du matin, à chercher une dope… Prescrire d’avance. De la morphine. D’autres trucs qui soulagent.

« Je peux vous dire une chose : personne n’a été en détresse respiratoire ! »

Elle en fait un point d’honneur.

Ça veut dire : aucun n’est parti en s’étouffant.

En courant comme des folles, elles ont soulagé leurs souffrances…

Mais c’était pas censé être un abattoir, ce truc.

Elles se regardent par-dessus leur masque. Yeux pleins d’eau. Gorge nouée.

Pas le temps de s’apitoyer, y a tant à faire…

***

Des fois, Isabelle Julien n’est plus docteure. Elle prend une débarbouillette d’eau froide. Elle la passe sur le visage d’un patient.

Elle m’a dit ça plusieurs fois.

Un peu d’eau fraîche dans le visage.

C’est la chose la moins médicale et la plus formidable qu’elle a l’impression de faire ces jours-ci, je crois bien.

« On dirait qu’on leur donne le monde… »

On voit tellement de choses…

Il y avait ce couple. Mariés depuis 70 ans. Elle venait le voir tous les jours. Lui tenait la main. Ils ont fermé les portes, alors ils faisaient du FaceTime pendant des heures sur un iPad.

Il a été atteint. Elle aussi de son côté.

« Ça se termine comme ça, ça n’a pas de bon sens… »

Encore des FaceTime avec des familles.

« Les gens parlent d’amour à leurs parents pendant que je tiens le téléphone. »

Faut pas que ça tremble trop. Mais « c’est là que je craque un peu… »

« On les aime, nos patients. C’est nos familles, on est là du matin au soir, moi, j’ai choisi ce travail, vous comprenez ? Je les serre, je les embrasse… on rit avec eux autres. On les connaît. Les préposés encore plus. On est comme une famille de 10 enfants où tout le monde va mourir…

“Il y a plein de mères qui ont élevé des familles toutes seules, à bout de bras, il y a des travailleurs, il y a des avocats, des docteurs, toutes sortes de gens…

‘Même quand ils souffrent d’alzheimer, ils se rappellent un peu. Ils se souviennent d’être reconnaissants des soins qu’on leur donne. Nous, on les a oubliés totalement. Ça me brise le cœur…’

***

Elle ne veut pas revenir sur ‘avant’. Il y a trop à faire…

N’empêche : lui reviennent les images de ces gestionnaires qui disaient aux employés d’enlever leur masque il y a trois semaines, il y a deux semaines…

‘Je sais qu’ils avaient peur qu’on en manque maintenant, mais peut-être que si on en avait plus porté avant, on en aurait moins besoin maintenant… On a positivé tous nos patients…

— Vous avez besoin de quoi ?

— De tout… »

L’équipement, il est entré. Mais encore faut-il des gens pour l’utiliser…

« On n’a même pas de poubelles sur les étages pour jeter nos équipements, il manque même de spécialistes des infections. On a du support, ça vient des Groupes de médecine familiale, des CLSC, mais depuis combien de temps on attend des renforts ? Quand il faut faire des soins sous-cutanés aux quatre heures, avec une infirmière pour 90 personnes, c’est physiquement impossible… » 

C’est une catastrophe annoncée, ça fait tellement longtemps qu’on le dit. Les gens qui n’ont jamais vu un CHSLD, ils ont beau venir goûter les patates pilées, ils savent pas de quoi ils parlent…

La Dre Isabelle Julien

L’autre jour, quelqu’un lui a dit : on dirait des hôpitaux du tiers-monde.

Elle a répondu : non, si on était dans ce que vous appelez le tiers-monde, on aurait eu plus d’aide, il n’y aurait pas eu tant de paliers de décisions, de critères, les gens seraient juste venus…

Elle n’est pas dans la revendication, la dénonciation. Juste un constat. Immensément triste.

Les gestionnaires travaillent d’arrache-pied comme des fous aussi. Mais « même si, pour certains trucs, on a trouvé des solutions rapides, la lourdeur administrative ne s’est pas envolée ».

***

N’allez pas croire qu’il n’y a pas de volontaires. De partout, des gens lèvent la main pour aider.

Julie (ce n’est pas son vrai nom) arrive de l’autre bout du spectre des soins de santé. Infirmière dans des salles d’opération. Son N95 bien ajusté, elle l’a. Travaille dans un environnement hyper contrôlé. Elle lève la main : OK, je vais en CHSLD !

Elle arrive dans un des points chauds un beau matin.

La première personne qu’elle voit après le gardien de sécurité, c’est une infirmière en sanglots. La fille vient de faire deux quarts de travail. Connaît foutument rien aux soins gériatriques. Arrive de gynécologie dans un hôpital en région. Elle était seule sur trois étages.

L’infirmière auxiliaire avait des symptômes depuis des jours, mais le boss lui disait : “Tu peux pas partir, j’ai pus personne !” L’autre infirmière était partie à minuit…

Julie, infirmière

La fille avait passé la nuit à courir, il y avait des morts sur chaque étage…

« Je suis entré là, on m’a dit : “OK, tu donnes les médicaments écrasés dans du yogourt”, parfait, j’ai commencé… À la troisième chambre, le patient était mort… Les bénévoles apportaient des repas aux chambres, personne mangeait… Trop malades.

« Ils m’ont dit : “Va donner des soins de fin de vie”, mais j’ai jamais fait ça… Là, on m’a expliqué : tu mets un papillon dans chaque cuisse, tu mets de l’Ativan dans la première, ensuite de la morphine dans l’autre”…

« Ça sentait les cadavres… Les postes d’infirmière étaient déserts… Un moment donné, une autre fille arrive, masquée, avec une bombonne d’oxygène : comment on fait pour donner de l’oxygène ? ! Là, j’ai dit : il faut la clé, mais elle n’avait pas la clé, j’ai pris une dégrafeuse, j’ai ouvert la valve, je lui ai dit : “Mets-le pas à plus que deux litres pour commencer”, elle m’a dit merci, elle est partie en courant, je sais pas ce qui est arrivé…

« J’ai vu le médecin, il était extraordinaire, il appelait les familles une par une, j’en reviens pas de cette personne-là… Et tu sais ce qu’il a dit ?

— Il a dit quoi ?

— Il a dit : ça prend l’armée. On est rendus là. Il manque trop de gens…

— L’armée, hein ?

— Oui. Mais c’est pas ce que j’ai retenu de plus important.

— C’est quoi ?

— Il m’a regardée, moi totalement perdue, qu’il ne connaît pas, et il m’a dit : “On est témoins d’un génocide gériatrique.” »

Puis il a continué à appeler des familles pour les consoler.

Silence.

Encore du silence.

« J’ai pas encore réussi à pleurer ma journée. Écoute, je sais pas quoi te dire d’autre, laissez-moi tranquille avec ce que vous dites sur les travailleurs de la santé, les anges gardiens, les héros, les victimes… On est en train de diviser tout le monde, les primes pour les spécialistes, les infirmières qui sont pas contentes, les inhalos qui se sentent oubliés… Heille, les gens meurent ! Ils meurent LÀ ! On a raté le début, on peut-tu au moins sauver la suite ? Est-ce qu’on va être fiers après ?

« C’est ben beau aller prêter main-forte, j’en connais plein qui veulent prêter main-forte, plein d’amies docteures, mais laissez-nous y aller en équipe, pas toutes seules perdues dans des CHSLD ! Mais si je dis ça à mon gestionnaire, il va nous séparer, parce qu’il manque trop de monde. Moi, je veux y retourner ! Mais bien !

« Les gens reconnaîtraient même pas leurs parents s’ils entraient là… Moi, en ce moment, tout ce que je veux, c’est faire quelque chose pour cette génération qui s’est battue pour nous. Je suis pas la seule, mais faut le faire bien. »

J’ai rappelé la Dre Julien.

« Un génocide gériatrique, vous en pensez quoi ?

— … Je ne l’aurais pas dit. Mais ces mots me sont passés par la tête. »

Source : https://www.lapresse.ca/covid-19/202004/16/01-5269556-on-les-a-oublies-totalement.php

"In Australia we are allowed to visit our loved ones in Aged Care, under strict requirements, our government has realised its very important for our elderly citizens to still have contact with family, please to the same in Quebec, my 102 year old great aunt is in a facility there and her health has deteriorated dramatically by not being able to have family supportIn Australia we are allowed to visit our loved ones in Aged Care, under strict requirements, our government has realised its very important for our elderly citizens to still have contact with family, please to the same in Quebec, my 102 year old great aunt is in a facility there and her health has deteriorated dramatically by not being able to have family support"

Les proches aidants sont eux aussi des experts

En ce moment de crise sanitaire, estime l'autrice, les proches aidants pourraient, en respectant des mesures barrière, prêter main-forte.
Photo: iStock En ce moment de crise sanitaire, estime l'autrice, les proches aidants pourraient, en respectant des mesures barrière, prêter main-forte.

Les réactions fusant de partout à propos des CHSLD sont parfois émises en mauvaise connaissance de cause. Il s’agit d’impressions, non d’avis tirés d’expériences vécues. Ma propre expérience comme proche aidante pendant vingt ans m’a permis de m’immiscer au cœur même de divers types d’hébergement pour aînés, de la résidence privée au CHSLD en passant par une ressource intérimaire, l’unité d’hébergement en centre hospitalier en guise de transition dans l’attente d’une place dans l’ultime CHSLD. La principale leçon que je retiens ? On n’est jamais mieux que chez soi et jamais mieux servi que par ses proches !

Ce qui me désole le plus en ce temps de pandémie, c’est à quel point on a évacué l’expertise, j’emploie ce mot délibérément, des proches aidants du jour au lendemain. Montrez-moi un proche aidant qui refuserait de se conformer à des mesures de précaution strictes afin de protéger son père ou sa mère. Il n’en existe pas. Tout le temps où je me suis occupée, du maintien à domicile d’un aîné dans ma famille et belle-famille, j’avais droit au respect de tous les intervenants. On me prenait toujours au sérieux, comptant énormément sur mes constats, répondant à mes questions. J’étais une alliée, un membre de l’équipe, un atout. Ce fut ainsi lors du passage en ressource intermédiaire, en lieu de transition, au cours de séjours en soins aigus à l’hôpital. C’était à la fois exigeant et enrichissant.

Mais tout a changé, dans notre cas, dès l’admission en CHSLD : l’attitude envers ceux qui avaient de très dévoués proches aidants n’était plus nécessairement empreinte d’une grande ouverture d’esprit. Je me demande si c’est un des facteurs qui expliquerait que 90 % des proches en viennent à délaisser les résidents. Ce que j’ai vécu a suscité en moi beaucoup de frustrations. Soudainement, j’avais affaire à des infirmières et à des préposées, certes compétentes, mais qui connaissaient mieux le proche parent que moi, ne voulaient pas m’éclairer quand je me demandais comment je pouvais contribuer à une meilleure adaptation dans un nouvel environnement où les autres résidents ne parlaient pas et se montraient parfois hostiles. Elles savaient tout, je ne savais rien. En outre, j’ai souvent eu à corriger des manquements aux services de base (toilette personnelle, habillement, hydratation, collation) durant mes visites, notamment en fin de semaine, durant des congés fériés et l’été, vu la pénurie de personnel.

 

Dans le CHSLD sans la COVID où demeure une proche parente, je ne peux plus lui rendre visite depuis le 14 mars. Ma présence lui procurait la liberté d’avouer sa solitude et son insatisfaction voire sa frustration parfois qui la rendait impatiente. Je jugeais sur place comment je pourrais corriger. Elle tenait à ce que je vérifie ses effets dans sa chambre, cela la rassurait. Elle n’a pas eu besoin que je l’aide à manger, à boire, à marcher, cette aînée a eu besoin de mon accompagnement pour ne pas se sentir oubliée, incomprise, trop médicamentée. J’ai pu faire comprendre le besoin de mieux stimuler, d’offrir du divertissement. J’y ai participé. Or, depuis le 14 mars, il n’y a plus d’activités.

J’ignore si l’on me laissera faire des visites dans un proche avenir Ce n’est que lorsque je suis présente que j’ai l’heure juste, quand je vois cette personne âgée vulnérable qui, certes, oublie, peut même ne pas me reconnaître complètement, mais pour qui je demeure une boussole. Or, mon apport n’est pas encore jugé essentiel. Il le serait actuellement en France. Je ne demande que le droit de rendre visite prudemment une seule fois par semaine ou toutes les deux semaines, que cesse une distanciation accentuant un déclin.

Dès l’admission en CHSLD, ma compétence, mon expertise se sont évanouies subitement. C’est comme si mon engagement n’avait que peu de valeur. Pourtant, en ce moment de crise sanitaire, les proches aidants pourraient, en respectant des mesures barrière, prêter main-forte. On impose des règles incongrues à mon avis, dont celle de fournir un constat de COVID négatif, mais il est impossible de passer un test quand on est asymptomatique !

Sourcehttps://www.ledevoir.com/opinion/idees/577518/les-proches-aidants-sont-eux-aussi-des-experts

A situation in a CHSLD:

“This is so sad! I cant understand, how the government can just take such a decision, knowing our hospitals are grossly understaffed. My mother is at the Donald Bergman Maimonadies hospital[CHSLD], on the palliative floor, where she needs a lot of care! She doesn’t talk, she doesn’t walk, she can’t feed her self, She can’t even turn her self, in the bed, she needs assistance and the list goes on... She has caregivers there with her every single day from 7 AM to 11 PM, because there are not enough people working in these hospitals! Just to feed my mom, takes an average of 40 minutes. I know she has not had a proper meal, since last Saturday, it is physically impossible, for the staff to do so. When they announced this terrible news, last Saturday, I knew my mother wouldn’t last long, before something happened to her. By Wednesday, The hospital finally called us, because my mother was unresponsive, and I have a do not resuscitate order, on my mother. Unfortunately, under the circumstances, this was different. When I asked the nurse what exactly is wrong with my mother, she told me, my mother was totally dehydrated and had a severe bladder infection. My mother has never had any complications, since she’s in that hospital, not a cold, not a bladder infection, nothing! My mother is now on an IV, with a catheter, and on antibiotics, thrown in a bed, all by herself! The only reason, she was completely dehydrated, and has a severe bladder infection is because she wasn’t given her basic needs, as in water, and letting her sit in her faeces all day! This is not how we take care of her elderly! Something must be done very quickly, please! I do not want my mom to die under such disgusting, circumstances! Her basic rights have been totally violated, and her basic needs have been stripped from her. PLEASE HELP US!! Every war, has volunteers,, allowed coming into the battlefields, why with this war, we choose our elders, to spare!! They will not die of COVID-19, they will die of total neglect, and complications... PLEASE PLEASE HELP!! The staff at all hospitals are limited! So sad that they also have to be put in such a terrible situation. We need to pray for them too.


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